vendredi 29 avril 2011

BIEN DEMARRER LA SAISON DE REPRODUCTION







Si l'on veut bien excepter l'élevage préco­ce, Février a été le premier mois officiel où la majorité des amateurs ont effectué les accouplements de leurs pigeons.
Bien sûr, il n'y a pas de date fixe pour pro­céder à cet acte d'importance capitale pour l'avenir de chaque colonie, car tout dépend des conditions atmosphériques et météoro­logiques, et des buts poursuivis par tout un chacun.
Cependant, il est généralement admis que c'est à partir de la Chandeleur que se réali­se la plus grande partie des remises en ménage de nos favoris.
Peu importe d'ailleurs la date par elle-­même, pourvu que les moments psycholo­gique et climatique soient favorables. Rien ne sert d'accoupler ses pigeons si le temps n'est pas propice, et s'ils ne sont pas en condition requise; ce serait la meilleure fa­çon de courir vers l'échec.
Un mauvais départ est toujours préjudi­ciable à la bonne marche des plans établis, à la réalisation des projets retenus pour la réussite et de l'élevage. Il faut donc se mon­trer très prudent et agir avec doigté.
Ceci étant dit, nous nous faisons un de­voir de rappeler à nos lecteurs qu'il est né­cessaire, au préalable, de préparer égale­ment les pigeons en vue des accouplements. Ceux‑ci ont besoin d'être en excellent état. Tant pour le physique que pour le psychi­que, il est nécessaire que tout soit en ordre. Pour cela, il faut les préparer.
Comment s'y prendre ? C'est ce que nous allons examiner. Pour commencer, c'est à la nourriture que nous demanderons la meilleure part de secours.
Nous reprendons le régime alimentaire d'élevage au moins quinze jours avant la re­mise en ménage. Nous veillerons à ce que cette ration soit des plus équilibrée et riche en calories et protéines, afin que le poten­tiel des futurs " mariés" soit pres­que au sommet de la perfection.
Il faut ainsi que, grâce à une alimentation rationnelle et un bon programme sanitaire que nous nous efforcerons de toujours maintenir, chaque pigeon soit débordant de vitalité. Plus ces points seront acquis, plus la garantie de réussite est importante.
A propos de la santé des pigeons, il nous faut ouvrir une parenthè­se.
La période préparatoire aux accouple­ments est toute indiquée pour donner aux pigeons une bonne cure d'assainissement. Souvent, les parents sont porteurs de ger­mes de maladies qui, s'ils ne les indispo­sent pas eux‑mêmes ouvertement, sont sou­vent néfastes aux jeunes, d'où mortalités nombreuses en coquilles et lors de la crois­sance des pigeonneaux.
Il ne manque pas dans le commerce, d'excellents poduits pour combattre les troubles possibles. Faisons‑leur donc confiance, et ne manquons pas de procéder à cette cure pré­ventive qui nous évitera bien des déboires.
Prévoyons aussi une bonne cure vitami­née pour nos pigeons, car ils auront besoin de tous les atouts pour mener à bien cette période cruciale des accouplements et de l'élevage qui en découlera.
On objectera que l'on peut très bien réus­sir sans toutes ces préparations diverses. Cela peut être vrai, mais pas souvent exact, et pour les avoir négligées, nous connais­sons de nombreux amateurs qui ont subi de cuisants échecs.
Comme il vaut mieux prévenir que guérir, nous ne courrons pas le risque, et nous aurons soin de veiller à bien suivre la mé­thode ci‑dessus énoncée. Nous aurons ainsi la certitude que nos pigeons seront dans une for­me idéale au moment opportun, et que la remise en ménage sera une chose très aisée, gage de réussite pour l'élevage que nous désirons tous de la meilleure qualité.
Mais il y a encore d'autres règles à obser­ver et à appliquer.
Pour ce qui est des pigeons obligatoire­ment maintenus en volière, et qu'il n'est pas possibie de faire voler, nous veillerons à ce qu'ils ne soient pas trop maigres, ni trop gras.
Nous donnerons à tous nos sujets, au moins une fois par semaine, le bain libre.
La verdure sera aussi donnée en forte pro­portion, une à deux fois par semaine, et sera très variée, selon la disponibilité de l'ama­teur.
Enfin, n'oublions pas de mettre à demeu­re le gravier indispensable contenant la plus grande variété de grit possible, ainsi que les miné­raux habituels.
Et, en attendant les prochaines unions que nous établissons déjà sur le papier depuis un certain temps, nous profiterons de l'ac­croissement des jours pour désinfecter une dernière fois le matériel : plateaux, man­geoires et abreuvoirs individuels, cases, etc.... qui seront nécessaires pour le moment venu.
Un dernier mot encore : c'est aussi le moment, si cela n'est pas déjà fait depuis un certain temps, de donner à chacun de nos mâles, un casier où il pourra et devra créer son « foyer », , dans lequel il devra s'habituer à vivre avec sa future compagne. Que de temps gagné pour les accouplements, quand chacun de nos mâles possède sa case, qu'il défend, et où il se sent maître !
En colombiculture, chaque détail revêt une grande importance. C'est de l'observation du moindre d'entr'eux que peut parfois dépendre une bonne campagne d'élevage. Ce que nous souhaitons à tous.
Avant d'aborder la saison d'élevage, il est bon de rappeler qu'on ne doit pas " produire " avec tous ses pigeons, car le tout‑venant en dé­coulant, encombrerait inutilement de trop de sujets médiocres. Comme les " bons " sont rares, c'est avec eux qu'il faut obtenir le plus de produits en confiant les oeufs à des nourriciers.
Afin de repérer le plus rapidement possi­ble les bons producteurs, il est utile de savoir si, dans une lignée, les qualités sont transmises par les mâles ou les femelles. Il faut rechercher le meilleur géniteur dans les deux groupes.
Il est à conseiller que l'amateur enlève les oeufs sitôt pondus, et les remplace immé­diatement par des oeufs postiches, quand ces oeufs sont ceux d'un nouveau jeune couple de valeur.
Souvent, les jeunes mâles trop ardents, et les jeunes femelles trop malhabiles, abandonnent ou cassent leurs premiers oeufs. Le mieux est de les confier à des couples expérimentés.
Après dix jours de couvage à blanc, les oeufs du jeune couple (si celui‑ci a couvé malgré tout), seront enlevés. Une nouvelle chasse à nid, suivie d'une nouvelle ponte, surviendra rapidement une dizaine de jours après.
Ce couple pourra alors élever ses jeunes. Mais il sera encore prudent d'enlever et de remplacer par un oeuf postiche le premier oeuf de la deuxième ponte. Il sera alors re­mis au couple quand le deuxième oeuf sera pondu.
La ponte doit toujours être notée à partir du lendemain du dépôt du premier œuf.
Il faut compter ordinairement un mois et 10 jours pour le début de la ponte suivante, et ce, à dater du premier oeuf de la ponte précédente.
Un test sérieux révélant la vaillance, la volonté et la préparation adéquate des mâ­les, est celui qui concerne la construction du nid.
Plus un mâle transportera de matériaux dans son casier pour confectionner son nid et plus cela durera, plus il sera considéré comme volontaire et fin prêt pour aborder le futur élevage.
Ecourtez le plus possible la chasse à nid, car cela est trop débilitant, et pour le mâle, et pour la femelle. Au dixième jour au plus tard, la femelle doit avoir déposé son pre­mier oeuf, sinon, il y a nécessité de séparer à nouveau le couple pendant 2 à 3 semai­nes au moins, en vue d’améliorer sa préparation.
A partir du 5ème ou 6ème jour de chas­se à nid, il est recommandé de jeter sur le sol du pigeonnier, quelques poignées de paille coupée à 10‑15 centimètres maximum.
Cela incite souvent les femelles à la ponte. Elles sont alors plus calmes, et procèdent à la finition du nid dans lequel les mâles viennent déposer les brindilles ramassées sur le plan­cher.
Pour éviter le bris des oeufs, il est con­seillé de mettre, au fond des nids, une poi­gnée de sable sec.

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